UN PEU D'HISTOIRE

10 Novembre 2023

Recherches effectuées par Bernadette Lartet avec l'aimable collaboration de Maïté Labeyriotte

Les églises de Peyrehorade

     La terre d'Orthe était un marais inaccessible et la terre la plus infertile du royaume.
Pas de quais (ils ne seront commencés qu'en 1808), pas de pont (le premier pont date de 1838), un bac permet seul la traversée du Gave – voir photo.
Les travaux de redressement du lit de l'adour amènent pourtant un assainissement de la vallée des gaves.
     Des marécages se transforment en terres fertiles, des terres vagues se dessèchent.
Au XVII siècle, les terres nouvellement conquises sont partagées mais le Seigneur d'Aspremont sera le mieux servi en superficie et en qualité.
    Mais « Pardies » fut très longtemps le berceau et le centre de la ville qui se crée au bord des Gaves : Peyrehorade.
    Depuis au moins le XI siècle mais probablement avant et jusqu'à la fin du XVIII où la période révolutionnaire va en marquer le déclin, c'est l'église Saint Martin de Pardies – siège du village d'Igaas qui sert de lieu de culte. voir photo Pardies
   L'église Sainte Catherine construite au XIII siècle en même temps que la nouvelle ville de Peyrehorade deviendra son église. Elle ne sera jamais paroissiale mais succursale de l'église matrice Saint Martin de Pardies.
    Le château de Montréal ou château du vicomte d'Orthe est achevé en 1570.
    L'église Sain Martin de Pardies est restaurée au cours du XVIII siècle suite à un incendie mais elle est petit à petit délaissée même si le cimetière qui la jouxte continue de servir.
   Elle est démolie en 1794 et le cimetière est transféré au lieu dit « Bergeras » et le temps des stèles médiévales fut révolu.
    L'église Sainte Catherine servit d'église jusqu'au milieu du XIX siècle mais sa vétusté et surtout l'établissement du premier pont de bois en 1838 obligèrent les Peyrehoradais à rechercher un nouvel emplacement pour une nouvelle église dédié à SAINT MARTIN.
    Elle fut démolie en 1857 suite à la construction de l'église Saint Martin.
   La commune vendit aux enchères 400 hectares de terrains communaux pour le financement du monument et il fallut plusieurs décennies pour faire aboutir le projet. L'achat du terrain en novembre 1852 permis de commencer sa construction en décembre 1852.
    Le 17 novembre 1857, l'église Saint Martin sera consacrée par l'évêque de Dax.
Nous sommes en présence d'un édifice néo-gothique homogène s'inspirant du style du XIII siècle. Notre église peut-être comparé à l'église Notre-Dame de Lourdes construite également par Hippolyte DURAND. Voir photo église
    Les 30 vitraux de l'atelier Goussard de Condom puis du Bordelais Dagrand et le mobilier exécuté par des architectes d'église Bordelais Messieurs Durand et Guichenné ainsi que le marbre, pierre sculptée par Mr Jabouin qui ont complété l'édifice dès sa construction sont encore en partie conservés.
    En 1905, installation d'un orgue dans l'église Saint Martin. Voir photo.
   Cet orgue construit en 1872 pour le couvent des Ursulines de Pau a été transféré à Peyrehorade.       Son buffet néo-gothique est en sapin, la façade présente 50 tuyaux en étain écussonné, la console séparée a une transmission mécanique et deux claviers manuels superposés de 56 notes et un pédalier de 27 notes.
    L'orgue a été restauré à deux reprises dans les années 1970-1980.
   Mais en 1996, l'orgue a été entièrement relevé par Faye Alain en se rapprochant le plus de la composition d'origine.

Photos des églises

                      première église St Martin de Pardies.jpg

                        Deuxième église Sainte Catherine.jpg

                            troisieme_eglise_St_Martin.jpg

Les prêtres de Peyrehorade jusquà nos jours

Les desservants des églises de Peyrehorade

    Nous citons ci-après les officiants que nous avons retrouvés au fil des recherches dans les archives.
     Il est donc évident que cette liste ne peut être considérée comme complète et close.

Église paroissiale St Martin de Pardies à Igaâs


     Du 21 décembre 1710 au 27 décembre 1728, c'est Jean LABORDE, curé et archiprêtre d'Orthe qui officie. Il est secondé des vicaires BELIN (1710), POINSENJEAN (1718), CASSOULET (1721), CARDESSE (1723), BRIVET (de 1725 à 1733).


St Martin de Pardies et Ste Catherine (succursale)

    De Janvier 1728 au 15 mai 1778, Jean Baptiste DE LABORDE, curé et archiprêtre en 1773, docteur en théologie en 1748, veille sur les ouailles peyrehoradaises.
     Durant cette période, de nombreux vicaires vont l'accompagner : DUMAS (1733), Pierre BLUSE (1737), DARRIGRAND (1738), DUFOURCET (1745), D'AMBIELLE (1752), DUFOURCQ & D'AMBIELLE (1752), LAJUS, cordelier desservant à Lahonce (1762), DUBOIS (1769), De SIEST de Vios (1773), LARTIGAU (1774), BORDA (1776), BARITAT (1778).



Église paroissiale Ste Catherine, puis Église St Martin de Peyrehorade

    Le 19 mai 1778, le prêtre MIREMONT est secondé des vicaires BARIAT et LASSERRE.

    Le 30 septembre 1778, nous trouvons Marie Étienne François De SEGLA archiprêtre d'Orthe et les vicaires BORDA et THOMA (1783), puis APAÇARENA (1784).



     Le 16 septembre 1788, c'est Jean Érasme IZAUTE, curé et archiprêtre d'Orthe qui va refuser de prêter le serment civique dans la forme exigée avant de s'exiler en Espagne, en 1792.
    Durant cette période, nous trouvons les vicaires DISCAZAUX et DARRIGRAND (1788) puis PORTALIN et DUBEDOUT (1790). Ce dernier prête le même serment que son curé.
Considéré comme “jureur”, affecté à la cure de Donzacq. Lui aussi va fuir en Espagne.

     Le 4 mars 1792, le curé DULUCQ est desservant pour Caberne-Bidançon. JAURÉGUY est vicaire


     Du 8 juin 1792 au 4 octobre 1793
BÉROT-SANSON
est “citoyen-prêtre-jureur”. JAURÉGUY est encore vicaire.

     De 1803 à 1841, le curé doyen et archiprêtre d'Orthe est IZAUTE. Pendant cette période il est secondé des vicaires Antoine LATAPIE (1827), Jean BROCA (1833), Barthélémy LARRIBEAU (1834), Pierre François SUPERVIELLE (1835).

     De 1841 à 1867, le service religieux est assuré par BARBE, chanoine.

     De 1867 à 1877, c'est le chanoine Louis D'ORO DE PONTONX qui officie, secondé des vicaires Pierre LELIBON ( 1872) et Jacques TONIA (1876).

     De 1877 à 1893, Bernard DUBEDOUT est curé. Henri DARRIEUSSECQ (1881), Césaire DAUGÉ et Alfred CABITOU, pour un temps abbé par intérim, l'aident dans son ministère.



    De 1893 jusqu'en 1914, le Curé doyen Léon THIBERT officie à Peyrehorade. Son bulletin contribuera à pérenniser les chroniques locales. Il a pour vicaires Marcien DABADIE (1896), Jean Paul BIZEUL (1901)
et Émile COULOUMÈRE (1906).

     De 1914 à 1943, c'est le curé doyen Julien DUBOIS qui assure cette charge et les tourments de deux guerres. Raphaël LAMAIGNÈRE (1921) et Paul CARRIQUIRY (1931) sont vicaires sur cette même période.

     De 1943 à 1947, Joseph BACHÉ est curé et DUCAMP, vicaire.

    De 1947 à 1956, c'est au tour de Laurent MARSAN curé accompagné de SOTERAS, CAULE, VINCENT, LALAGUE et DANGLADE se secondent.



    De 1956 à 1961, Peyrehorade voit officier Gérard DUBOURDIEU, curé,
et DANGLADE et LABASTE qui sont vicaires.

    De 1964 à 1978, Jean LESCLAUZES est curé.

    De 1978 à 1984, Michel LAULHÉ est curé de Peyrehorade.

    De 1984 à 1996, Bernard DUBOURDIEU lui succède.

    De 1996 à 2005, Guy LAFFITE est curé de la Paroise Notre Dame du Pays d'Orthe.
    De 2005 à 2012, Hervé CASTETS est curé de la Paroise Notre Dame du Pays d'Orthe.
    De 2012 à 2013, Gérard LALUQUE est curé de la Paroise Notre Dame du Pays d'Orthe.
    De 2013 à 2016, Bernard HAYET est curé de la Paroise Notre Dame du Pays d'Orthe, aidé par le prêtre Olivier HEMMA.
    Depuis septembre 2016, CARRERE Philippe est curé de l'ensemble pastoral : Paroisse Notre Dame du Pays d'Orthe et Paroisse Sainte Marie des Arrigans aidé par les prêtres SAINT-MARTIN Jean-Jacques domicilié au presbytère de Labatut et de DUCLERCQ Thierry domicilié au presbytère de Habas.

Histoire religieuse chrétienne

    L'histoire du christianisme en France débute probablement au cours du IIe siècle. À partir de la séparation des Églises d'Orient et d'Occident, elle est principalement marquée par le rôle prépondérant de l'Église catholique dans la vie spirituelle et sociale du pays du Moyen Âge jusqu'à l'époque moderne puis, au XXe siècle et au début du XXIe siècle, par la récession de l'emprise du clergé sur les fidèles et celle de la pratique religieuse.

    Du IIIe au IVe siècle, les chrétiens sortent de la clandestinité et renforcent l'organisation de leur église. L'Etat romain s'estime menacé par leur expansion rapide. Ils « inquiètent moins par la rébellion ouverte de quelques-uns que par la volonté d'une majorité d'entre eux de s'intégrer et de se faire ainsi reconnaître comme de bons citoyens », aussi suscitent-ils plusieurs persécutions16.
    En 380, le christianisme devient la religion officielle de l'Empire romain.
Martin de Tours introduit le monachisme en Gaule moyenne à la fin du IVe siècle : le monachisme martinien s'ancre autour de la Loire, tandis que les monachismes lérinien et cassianite se développent dans la Gaule méridionale au Ve siècle.
   Au moyen âge, à la fin du Ve siècle, l'occupation des Francs affecte un temps l'implantation chrétienne dans les régions où ils s'installent, mais le baptême de leur roi Clovis (496) favorise la fusion de ce peuple germanique avec le peuple gallo-romain sous le couvert du christianisme nicéen de la Gaule. Cet événement apparaît a posteriori, dans l'historiographie française ancienne, comme un tournant historique majeur, symbole à la fois de la conversion du pays au catholicisme et de l'origine de la monarchie sacrée des rois de France : dans cette optique, l'identité nationale française s'enracine dans le statut de « fille aînée de l'Église » et dans la succession des rois de France remontant à Clovis. De 511 à 673, les conciles mérovingiens tendent à codifier les rapports entre le roi et l'église nicéenne1
    Le VIIe siècle est une période importante, pour l'Europe comme pour la Gaule franque, de pénétration et d'expansion chrétienne. L'évangélisation des villes et des milieux aristocratiques dans laquelle s'impliquent directement les évêques, et celle des campagnes en pleine croissance démographique, favorise la multiplication des lieux de culte, notamment grâce aux défrichements, à l'irrigation et à la mise en culture menés à partir des fondations monastiques qui deviennent très vite des centres de hautes études sacrées.
     Du XIe au XIIIe siècle, les chevaliers et souverains français prennent une part prépondérante dans les croisades en Espagne et en terre sainte. La création de l'Ordre du Temple en 1129 naît dans ce contexte de guerre sainte et de croisades. L'Inquisition médiévale chargée de lutter contre les « hérésies », est introduite devant les tribunaux ecclésiastiques par le pape Innocent III en 1199. Avant de s'adoucir au XVe siècle pour muer en « Sacrée congrégation du Saint-Office », elle marque la France par la vauderie d'Arras, les procès en sorcellerie en milieu urbain entre 1459 et 1461, la mise en cause des personnes de toutes conditions sociales, les conversions forcées de Juifs et son intervention à l'intérieur de la chrétienté catholique, rôle similaire à celui des croisades à l'extérieur. Le concile de Vienne de 1312 condamne les Templiers et interdit les béguinages.
    Sur le terrain politique, cela se traduit par l'affrontement du roi de France Philippe le Bel et du pape Boniface VIII qui cherchent, chacun, à affirmer la primauté absolue de leur pouvoir, ce qui aboutit au grand schisme d'Occident de 1378 à 1418 : des papes se succèdent à Rome, d'autres à Avignon.
   Le concordat de Bologne signé en 1516 entre François Ier et le pape Léon X régit les relations entre l'Église catholique et le roi de France jusqu'en 1790. Il donne aux rois de France un pouvoir sur l'Église dans leur royaume, dont ne disposait aucun autre souverain catholique.
  Implanté en France dès les débuts de la Réforme grâce aux succès du luthéranisme, le protestantisme coexiste pacifiquement avec le catholicisme pendant une trentaine d'années, puis des guerres de Religion se déclenchent, marquées notamment par la création de la Sainte Ligue en 1568, par le massacre de la Saint-Barthélemy en 1572 et par l'édit de Nantes en 1598. Le concile de Trente de 1545 à 1563 marque « la coupure entre l'Église médiévale et l'Église des temps classiques ». La Compagnie de Jésus, fondée à Paris en 1539, s'engage fortement dans la réforme catholique post-tridentine. Cette Réforme est notamment marquée par un nouvel apogée du culte des saints et des reliques22.
    La France adopte en 1582 le calendrier grégorien qui est toujours son calendrier au XXIe siècle.
Le développement du culte marial en France voit son couronnement à l'occasion du vœu de Louis XIII en 1638 au cours duquel la Vierge Marie est proclamée sainte patronne de la France.

   Louis XIV souhaite alphabétiser le peuple et astreindre tous les enfants, quelle que soit leur confession, et notamment protestante, de suivre les mêmes écoles. Il signe l'Ordonnance royale du 13 décembre 1698 sur les écoles paroissiales. De facto, l'Église catholique de France prend en charge gratuitement ces derniers.
    La laïcité française se construit au XIXe siècle dans le face à face entre catholiques et républicains. Ce corpus juridique assure la liberté d'être croyant ou non et la séparation entre les communautés ou organisations religieuses et l'État. Le catholicisme y trouve certains avantages (financement public de ses lieux de culte et en partie de ses établissements d'enseignement) mais aussi beaucoup de limitations, notamment de ses efforts missionnaires et prosélytes à l'intérieur du pays : cela amène une crise progressiste entre 1949 et 1954, une crise des mouvements de jeunesse catholique entre 1956 et 1965, les retombées ecclésiales de la crise de mai 68.
    Au Concile Oecuménique Vatican II du 11/10/1962 sous le pape Jean XXIII, il décidait :
- de réunir toutes les églises en une seule
- la synodalité : participation de l'ensemble des baptisés – clers et laïcs à la vie de l'Église.
    En 1965, sous le décret conciliaire Christus Dominus signé par le pape Paul VI, on parle de collégialité. Dans nos diocèses, l'évêque est le successeur des apôtres.
    En 1975, publication du pape Paul VI du Evangélii Nuntiandi pour l'exhortation apostolique Annoncer l'Evangile. Les laïcs peuvent se sentir appelés ou être appelés à collaborer avec leurs pasteurs au service de la communauté écclésiale.
    En 1987, publication du pape Jean-Paul II du Christifideles Laïci pour l'exhortation apostolique qui propose aux fidèles du Christ de laisser une place aux femmes.

La vie de SAINT MARTIN

Saint MARTIN (316-397)

Sa vie


    Martin est né en Pannonie, l'actuelle Hongrie en l'an 316, sur les frontières de l'empire romain où son père était en garnison.
    A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée.
Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, au tout début de sa vie de soldat, qu'il est pris de pitié pour un homme transi de froid à qui il donne en partie son manteau.

    Le partage de son manteau fera de lui le plus grand saint de la France,
le plus populaire de tout l'Europe.
    Les Églises d'Orient l'appellent aussi " Saint Martin le Miséricordieux ".
Un apôtre de la paix.
   S'il partage en deux sa tunique, c'est parce que l'autre moitié, celle qu'il conserve, ne lui appartient pas : elle est propriété de l'armée.
    Pour vêtir le pauvre qui était nu, Martin donne tout ce qui était à lui.
Et la nuit suivante, comme pour Paul, le Christ lui apparaît,
vêtu de cette même cape.

    Avec les années, ses missions militaires lui pèsent de plus en plus.
     Il hésitait à devenir chrétien, il s'y décide enfin.
     Il quitte l'armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers.
    Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou.
    C'est là qu'il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque.
    Mais l'ancien soldat devenu chrétien ne s'enfermera pas dans sa cité.
   Il continuera sa vie d'ermite, évangélisera parcourant les campagnes jusqu'à sa mort, en 397 à Candes, sur les bords de Loire, disant
    '' Seigneur, s'il le faut, garde moi en vie, car je ne refuse pas le labeur. "
    Son corps est ramené à Tours et la légende veut que les fleurs se soient mises à éclore et à fleurir lors du passage du convoi funèbre d'où l'expression « été de la Saint Martin »
    Sa fête est célébrée le 11 novembre et il est un des saints protecteurs de la France.
    Beaucoup d'églises et de lieux portent son nom. La moitié de sa cape fut envoyée à Aix-la-Chapelle pour l'oratoire de Charlemagne qui prendra ainsi le nom de chapelle.

    Les grandes dates de sa vie

316
    Naissance de Martin à Sabaria en Pannonie ( Aujourd'hui Szombathely en Hongrie).
    Enfance de Martin à Pavie en Italie où son père tribun de l'armée romaine est en garnison.
331
   Martin est enrôlé de force dans l'armée romaine. Il servira dans la cavalerie de la garde sous l'empereur Constance, puis sous César Julien.
    Martin partage son manteau et donne la moitié à un pauvre d'Amiens. Jésus lui apparaît en songe la nuit même revêtu de son manteau.
vers 346
    Conversion de Martin qui demande à devenir catéchumène.
354
     Martin reçoit le baptême.
Eté 356
     Martin obtient son congé de l'armée à Worms .
Automne 356
     Martin devient disciple d'Hilaire de Poitiers, lesquels est bientôt contraint à l'exil en Phrygie.
357
    Martin retourne en Pannonie pour amener à ses parents la bonne nouvelle du salut. Seule sa mère se convertit. Il évangélise l'Illyrie en combattant l'hérésie ancienne.
358
    Martin vit dans un ermitage aux portes de Milan. Il en est chassé par Auxence, l'évêque arien. de la cité et s'installe sur l'île de Gallinara sur la côte ligure.
Printemps 360
    Martin quitte Gallinara pour Rome où est passé Hilaire libéré de son exil.

361
    Martin retrouve Hilaire à Poitiers. Il est ordonnée diacre puis prêtre. Il se retire à Ligugé qui devient en peu d'années le premier monastère d'occident. Martin, thaumaturge, accomplit des miracles, il ressuscite notamment un jeune frère catéchumène.
367
    Mort de Saint Hilaire, Martin refuse de lui succéder comme évêque de Poitiers.
fin juin 371
    Subterfuge du tourangeau Rusticius pour attirer Martin à Tours
4 juillet 371
    Ordination épiscopale de Martin, il devient le 3ème évêque de Tours (fête dite de la Saint-Martin d'été)
372
    Martin se retire à Marmoutier sur la rive droite de la loire. Un grand nombre de frères l'y rejoignent et l'ermitage devient un monastère.
372-375
    Fondation des 6 premières paroisses : Langeais, Saunay, Amboise, Ciran,Tournon et Candes. Martin évangélise les campagnes, détruisant les temples païens et construisant des églises à leurs place.
    Charité de Martin envers un pauvre de Tours, le miracle dit du globe de feu
    Voyage à Trèves auprès de l'empereur Valentinien premier.
     Martin accompli plusieurs miracles dans cette ville , dont la guérison d'une jeune fille paralytique.
380
    Martin participe au synode des évêques à Vienne en aval de Lyon, il y guérit les yeux de Paulin de Nole.
384
   Martin prend part au concile de Bordeaux. L'hérétique Priscillien est exécuté malgré l'intervention de Martin.
385
    Voyage à Trèves auprès de l'usurpateur Maxime.
386
    Martin retourne à Trèves auprès de Maxime, il obtient la grâce des priscillianistes.
387
    Martin exorcise Avitien, le Comte de Tours.
8 novembre 397
    Mort de Saint Martin à Candes.


UN PEU D'HISTOIRE . . . PROFANE relevée par Paul Ostaréna

 Depuis 1792, l'histoire du développement de " la Place de derrière la ville " devenue la place Aristide Briand en 1930 et de la Place actuelle Nauton-Truquez, relatée par Jean Taris le 18 Juillet 1979.