SOIRÉES  CARÊME CCFD 2018

SOIRÉES


VIVRE LE CARÊME 2018 :
AVEC NOS DIFFÉRENCES, TISSONS ENSEMBLE UNE TERRE SOLIDAIRE



1ère soirée : mardi 20 février

S'APPROCHER
                                « Prenons le temps de découvrir l'autre »


2ème  soirée : mardi 27 février

SE LAISSER TOUCHER
                                « Tous uniques, tous différents »


3ème  soirée : mardi 6 mars

SE LIER
                                « Pressons les préjugés »

4ème soirée : mardi 13 mars

SE DONNER
                                « Un NOUS à construire ensemble »

5ème soirée : mardi 20 mars

S'ÉLEVER
                                « S'élever, élever l'être humain, le rétablir dans sa dignité »

1ère SOIRÉE :  20 FÉVRIER 2018              ( S' APPROCHER )

              Prenons le temps de découvrir l'autre

photo-langage  - Synthèse des expressions  -

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15 (les 2 mains)

Affection, amitié
Tout ce que peut apporter une poignée de mains dans la tristesse ou la joie, après un deuil, auprès d'un malade, d'une personne seule,
La prise de main, le contact que recherche une personne âgée
La confiance que suppose ce geste, le pardon
L'acceptation de la différence
Le geste le plus facile pour s'approcher de quelqu'un, on prouve que la personne est importante pour nous





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6  (fête, apéro)

Rassemblement de jeunes : avenir
Moment festif
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12 (grains de riz)

Nourriture, lien avec les personnes
Partage, couleurs et origines différentes
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4  (personnes étrangères de dos)
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1 ( personnes étrangères  en ombre chinoise)

Évangile de Matthieu sur le jugement dernier : j'étais étranger et vous m'avez accueilli
On a envie d'aller à la rencontre de l'autre, de l'aider, de l'accueillir
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5 (trombones)

Ils ont tous la même fonction même celui qui n'est pas de la même couleur
Ça sert à s'accrocher
Pourquoi il est sorti de l'ensemble ?
Heureusement, il n'est pas de la même couleur, la question serait plus embarrassante s'il était de la même couleur
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17 (chameaux)

Lien entre eux, pas seul
Couleurs magnifiques
Invitation au voyage, ou à la méditation
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10 (lecteur dans la nature)

Personne qui observe la nature, à la recherche de quelque chose
Cherche la présence de Dieu
Soi-même avant la rencontre de l'autre
C'est le Carême, on se met à l'écart (pour prier, pour méditer, pour prendre une décision importante)
J'en rêve (de temps en temps)
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9 (repas)

Différentes couleurs, joie d'être ensemble
Plat central à partager
Plusieurs générations
Dialogue donc lien
Même pendant le Carême, on peut partager un repas
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14 (feuilles mortes)

Très belle perspective, c'est vide, le désert de la rue
Ça donne envie de s'approcher, d'aller chercher du lien
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7 (2 jeunes à l'écart)

2 étudiantes à côté de la ville
Parties à l'écart, sorties de la ville pour trouver le calme
Sourire, conversation, espoir
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11 (très beau vol)

Essaim d'abeilles qui s'envolent pour porter ailleurs leur récolte, qui se posent pour créer, qui vont chercher autre chose, c'est le groupe
Vol d'étourneaux qui font de très belles vagues en volant (beaux dessins), qui volent tellement serrés qu'on se demande comment ils font pour ne pas se bousculer et tomber, ils sont solidaires

TON VISAGE, MON FRÈRE . . .

Ton visage, mon frère, est le voyage
Qui me porte sur les rives de ta vie.
Il me plonge dans les vallées de tes souffrances ;
Il me découvre le jardin de tes joies.

Ton regard est le soleil de tes rêves ; tes rides les sentiers de tes faims,
Tes rires les sommets de tes secrets ; tes larmes les nuages de ton cœur.

Ton visage, mon frère, est le passage
Qui m'invite à franchir le seuil.
Il m'ouvre les portes de l'inconnu ;
Il me fait approcher ton mystère.

Ton visage, est un exil ; tes rides les déserts de ta vie ; tes rires l'océan de l'amitié ; tes larmes l'oasis de la tendresse.

Ton visage, mon frère, est une image
Qui me dévoile l'univers des hommes.
Il m'entraîne  dans la longue marche de l'humanité ;
Il me révèle son immense soif de bonheur.

Ton visage, est la beauté dans la laideur ; tes rides la marque des combats pour la vie ;
Tes rires l'espérance malgré la mort ; tes larmes, compassion dans la détresse.

Ton visage, mon frère, est le paysage
Qui me sort de chez moi.
Il ouvre une brèche pour que je vois ;
Il offre à ma vue le pays de l'Autre.

Ton visage, est habité de l'amour de Dieu ; tes rides de la souffrance de Dieu ;
Tes rires de la joie de Dieu ; tes larmes de la bonté de Dieu.

En ton visage, mon frère,
Je pars pour l'aventure.
Je deviens peuple en marche
Traversant les déserts,
Gravissant les montagnes,
Naviguant sur les mers.
Heureux de cheminer avec toi,
De boire aux puits de la fraternité
L'eau dont nous trouverons la source
Au pays qui nous est promis
Par Celui qui est Amour…
                                                                                                                Jean-Marie Bossard

À partir de « Ton visage, mon frère », 2  questions :
                  1- Aller à la rencontre de l'autre, est-ce un risque ? Une chance ?
        ‚2- Qu'est-ce qui me bloque, me freine dans la rencontre de l'au
  À partir de « Ton visage, mon frère »,
                             
  •   compte-rendu du travail en carrefours-

                 1- Aller à la rencontre de l'autre, est-ce un risque ? Une chance ?
Risque :
On peut se méfier de l'autre, de l'inconnu
Risque d'être heurté, bousculé dans nos façons de voir, dérangé par l'autre, rejeté, incompris, déçu
Remise en cause de notre confort, de nos certitudes
L'autre nous oblige à aller vers lui, à sortir, à nous dévoiler
Nécessité de s'apprivoiser,
Ça peut créer des incertitudes d'aller vers l'autre parce qu'on apprend ce qu'on est, qui on est, de quoi on est fait
Il faut faire preuve de bienveillance, faire attention où on met les pieds pour l'autre, pour moi
Aller vers l'autre est plus difficile que répondre à une invitation
C'est une aventure -bonne ou mauvaise ?-
Ce peut être une mauvaise rencontre, une mauvaise personne

Chance :
OUI
C'est enrichissant, on peut faire de très belles rencontres (qui peuvent nous faire avancer ou changer notre façon de voir les choses)
Accueillir nous enrichit
Ouverture, écoute, découverte de différences, nouveauté d'un autre univers, autre point de vue, de « quelqu'un »
On apprend toujours des autres, nos différences sont des richesses
Apport de joie, de quelque chose qui nous rend heureux
« un 3ème individu va naître d'une rencontre »
En étant différent, on se complète
Si on fait une mauvaise rencontre, c'est peut-être à nous de changer notre approche, d'améliorer nos gestes, nos paroles (ça peut nous faire progresser), aucune mauvaise rencontre n'est vraiment négative
C'est un mouvement qui brise la solitude et qui peut créer des liens forts
Ce peut-être la promesse d'une amitié
Débat : Il ne faut pas être naïf : on peut confronter la Bible et le Coran sans les opposer
Il faut laisser sa chance à la rencontre

                2- Qu'est-ce qui me bloque, me freine dans la rencontre de l'autre ?

La manière dont il m'accueille
Peur, appréhension d'un refus, d'un échec, d'être agressé
La différence, l'aspect physique, la posture
La peur des gens par rapport à l'actualité, on ne sait pas sur qui on tombe
La mendicité agressive
La fermeture de l'autre, l'individualisme
Le progrès, la vie moderne (avec un portail électrique, on n'a plus accès à la porte d'entrée, on ne voit plus les gens)
Mes habitudes, mon confort
La prudence, parfois la méfiance

Par contre, il y a parfois des rencontres qui ne se font pas (coïncidences, hasard, empêchement… ou quelqu'un qui décide pour nous)
Le progrès n'est pas forcément négatif (les réseaux sociaux peuvent nous remettre en relation avec des personnes perdues de vue)

Restons positifs

TISSER  DU  LIEN

« Il m'a envoyé proclamer la Bonne Nouvelle aux pauvres
Annoncer aux captifs la délivrance
Et aux aveugles le retour à la vue
Rendre la liberté aux opprimés
Proclamer une année de grâce par le Seigneur » (Lc 4, 18-19)

Ainsi commence la vie publique de Jésus
Il se tourne vers ceux qui n'ont pas de nom
Pas de maison
Pas de visage…
Ceux qui sont déchirés
Passés à côté…
De l'autre côté des mailles

Il regarde vers eux
Il va vers eux
Il se laisse toucher par eux

Tout de suite, il est à l'œuvre,
Ailleurs que dans le temple ou la synagogue…
Sur la route…

Au nom de Dieu, il marche
Il va à la rencontre et se laisse approcher
Il crée des relations
Il tisse la toile de la fraternité
C'est son métier de tisser des liens
Pour que chacun se sente aimé dans sa vie quotidienne
Pour que chacun participe à l'œuvre de la création
Soit tisserand de sa vie et de la vie en société

Créer du lien est une nécessité pour lui
Il nous entraîne sur ce chemin
Pour témoigner d'un Dieu Père
D'un Dieu qui n'est que relation d'AMOUR.

                                                                                                                Jean-Marie Bossard


Avec le texte : « Tisser du lien », 2 questions :
                Je me rappelle ma 1ère rencontre avec mon voisin, un collègue de travail, un membre d'une association dans laquelle je suis impliqué, une personne de la communauté paroissiale, finalement quelqu'un que je ne connaissais pas, (ou peut-être que de nom, de vue)…
 1-  Quelles craintes ont pu naître (ou pas) en moi
      2 - Qu'ai-je fait pour m'approcher et tisser du lien
Avec le texte : « Tisser du lien »
             
  •     compte-rendu du travail personnel -

                Je me rappelle ma 1ère rencontre avec mon voisin, un collègue de travail, un membre d'une association dans laquelle je suis impliqué, une personne de la communauté paroissiale, finalement quelqu'un que je ne connaissais pas, (ou peut-être que de nom, de vue)…
1-  Quelles craintes ont pu naître (ou pas) en moi ?                                               
* Pas d'appréhension, plutôt envie de découvrir l'autre, sa vie, ses difficultés, ses attentes ; joie de la rencontre
* Pour aller à la rencontre de l'autre, quel qu'il soit, je dois laisser mes craintes de côté et donner le meilleur de moi-même
* La 1ère fois que j'ai poussé la porte du Secours Catholique pour aider ou écouter, je ne me sentais pas capable de faire comme les autres
* La 1ère rencontre avec les beaux-parents de notre fils, pas la même région, pas la même vie que nous mais surtout la pression de ne pas louper la rencontre
* Que va-t-il penser de moi ? De quoi je me mêle d'aller lui parler ? Qu'est-ce-que je vais lui dire ? Et si jamais je ne peux plus m'en débarrasser ? Va-t-il  m'accueillir ou me rejeter ?
* Je n'ai plus de craintes à rencontrer quelqu'un, les déceptions passées m'ont forgé à ne plus être déçu
* Peur de ne pas être à la hauteur dans mes paroles ou dans mes actes
* Malgré les différences sociales et générationnelles, grâce à la foi et par le biais de la maladie, nos relations sont devenues très fortes
* Crainte de la compréhension à cause de modes de vie différentes
* Suite à une grave maladie, nos relations et notre amitié sont devenues plus fortes


  2- Qu'ai-je fait pour m'approcher et tisser du lien ?

* Bonjour
* Je commence toujours par écouter, accueillir sans jugement la parole de l'autre pour l'amener à la confiance, à une relation vraie
* Pour approcher l'autre, lui parler, le faire parler, l'écouter en considérant que chacun est unique, précieux, rare
* Je suis allé rendre visite à une dame qui m'a dit (elle parlait mais ne pouvait pas bouger) : « embrassez-moi si vous voulez », je l'ai fait et de visite en visite, nous sommes devenues amies.
* Un sourire
* Écouter l'autre permet d'apprendre et de comprendre sa vie, ses difficultés et créer du lien
* Une discussion banale autour de la machine à café, découverte de points communs => une amitié de 20 ans
* Autour d'un repas, nous avons fait connaissance et depuis le lien qui nous unit avec les beaux-parents de notre fils est très fort, la rencontre a été très belle
* Je me suis présentée, lui aussi, on a trouvé un sujet de conversation, nous avons trouvé des centres d'intérêt communs
* Penser à donner son numéro de téléphone pour permettre une suite à la rencontre
* Je me suis investie davantage dans la communauté paroissiale pour connaître plus de personnes et ne pas rester seule
* Un jour, je l'ai invitée chez moi
* Être attentif à ses besoins
* Je suis restée optimiste
* Ensemble, on a prié

    chaque rencontre est un trésor

2ème SOIRÉE :  27 FÉVRIER 2018        (  SE LAISSER TOUCHER )

                        tous uniques, tous différents

LES 12 AFFIRMATIONS



1 - Le brassage des cultures favorise la paix.

2 -  La législation française est favorable à l'accueil des migrants.

3 -  Préserver le patrimoine local est un luxe.

4 - À long terme, la réduction des subventions aux associations et à l'éducation n'est pas une bonne source d'économies publiques.

5 -  Dans un projet de développement, la culture des bénéficiaires est accessoire.

6 - Chaque tradition est respectable, même si les femmes sont privées de certains droits.

7 - Les minorités ne font pas le poids face à la culture dominante.

8 - Le monde avance vite. Les seniors n'ont plus leur place dans l'entreprise.

9 - Chacun doit avoir le droit de critiquer avec mesure d'autres pratiques ou croyances, religieuses ou autres.

10 - Les loisirs culturels sont essentiels à une personne en précarité.

11 -  À l'heure de la mondialisation, les langues locales ont toujours leur raison d'être.

12 -  Notre technologie contemporaine rend obsolètes les techniques ancestrales

Synthèse des expressions

Noter les affirmations de 1 à 10,
10 = tout à fait d'accord      1 = pas du tout d'accord

Préserver le patrimoine local est un luxe.
                3 - C'est un devoir de mémoire mais c'est pas toujours évident à réaliser. Il ne faut pas que ça coûte trop cher et empêcher des réalisations plus utiles
                6 - C'est important mais il ne faut pas que ce soit que du paraître.
                7 - C'est essentiel pour les générations futures
                8 - En faisant des études plus justes, on pourrait souvent économiser plus


À long terme, la réduction des subventions aux associations et à l'éducation n'est pas une bonne source d'économies publiques.
                5 - Toutes les associations ne sont pas bonnes à soutenir, mais il faudrait en aider certaines pour une avancée plus importante
                10 - Mais où se trouve la bonne économie (bénévoles, argent public… ?)


Chaque tradition est respectable, même si les femmes sont privées de certains droits.
                2 - Les femmes, comme les hommes, ne doivent pas être privées de droits
                4 - Ça dépend des traditions
                5 - Je ne suis d'accord qu'avec la 1ère partie de l'affirmation
                5 - Je ne suis d'accord qu'avec la 1ère partie de l'affirmation



Chacun doit avoir le droit de critiquer avec mesure d'autres pratiques ou croyances, religieuses ou autres.
                9 - Il ne faut pas oublier « avec mesure », mais je préfère le verbe « discuter » que « critiquer »
                10 - Il faut avoir le sens de la mesure et l'acceptation de la différence de l'autre

Les loisirs culturels sont essentiels à une personne en précarité.
                7 - C'est très important mais il ne faut pas oublier les autres priorités
                8 - Le culturel est très important autant pour les riches que pour les pauvres
                8 - Ça permet à toute personne de s'évader, il faudrait peut-être penser à la gratuité d'accès à ces loisirs

À l'heure de la mondialisation, les langues locales ont toujours leur raison d'être.
                8 - Oui, elles font partie de nos racines mais il ne faut pas vouloir les imposer à ceux qui ne le désirent pas
                8 - Ça fait partie de notre histoire, on peut diversifier la conversation et certains mots sont intraduisibles dans une autre langue

Notre technologie contemporaine rend obsolètes les techniques ancestrales.
                1 - En agriculture, on revient aux anciennes pratiques plus écologiques
                5 - Je suis d'accord à 50 %
        10 - C'est-ce qu'on entend le plus autour de nous


L' AVEUGLE - MENDIANT BARTIMÉE

Il est bien seul sur la route cet aveugle, ce mendiant…
Il entend la foule qui se presse autour de Jésus
Il ne la voit pas, comme la foule ne le voit pas
Il est comme tous les exclus et les marginaux
Il est sur le bord du chemin
Écarté de la vie comme si elle était arrêtée
Attendant le bon plaisir des passants

Il n'est plus un homme puisqu'on le laisse de côté
Puisqu'on n'attend rien de lui
Puisqu'on ne le voit pas

Il ressemble à tous ceux que l'on rejette
Ceux qui ne peuvent pas gagner leur vie
Ceux que notre société appelle « les fin de droits »
Comme s'ils n'avaient pas le droit de vivre dans la dignité
Comme s'ils n'étaient pas de notre chair
Comme s'ils n'étaient pas des frères
Comme s'ils n'étaient pas fils de Dieu

Sachant que la foule entoure Jésus
Il se met à crier
Et avec lui tous ceux qui n'en peuvent plus d'être méprisés
Tous ceux que nous laissons au bord du chemin
Tous les laissés-pour-compte

Il croit en Jésus
Il croit que Jésus est sa chance
Il croit en cet homme qui peut tout pour lui
Il croit en cet envoyé de Dieu

Et il crie
Il crie, même si la foule veut l'en empêcher
On veut toujours faire taire les gêneurs
Les empêcheurs de tourner en rond
Ceux qui ne sont pas comme les autres
Ceux qui nous font honte
Ceux qu'on supporte malgré tout
Les immigrés, les non-rentables,
Les handicapés de toutes sortes




Dans son cri, il y a toute la détresse de l'homme
Qui n'n peut plus
Dans son cri, il y a toute l'espérance d'un homme
Qui croit à l'impossible

Jésus entend son cri malgré l'écran de la foule
Il appelle l'aveugle-mendiant
Il lui fait traverser le rideau de ceux qui l'éloignaient
Il le met au centre
Il accède à son désir de trouver une vie nouvelle
En cet homme qui se dépouille de son manteau
Comme pour changer de vie
Jésus reconnaît le désir de vivre pleinement
Il lui rend la vue, il lui rend la vie…
L'aveugle-mendiant est devenu un Homme
Il marche sur la route
Il suit celui qui l'a sauvé
Responsable de sa vie parce que reconnu et aimé

Ton Évangile nous appelle, Jésus
Tu nous as confié la mission de le continuer
Tu as confié à ton Église d'être ton Corps dans le monde
Tu nous dis qu'il y a toujours des aveugles-mendiants,
Assis au bord du chemin
Ils crient vers nous, vers ton Église
Cri des sans-travail et sans-statut
Cri de ceux qui ne peuvent vivre de leur travail
Cri de ceux qui ont perdu leur dignité d'homme…

Donne-nous tes yeux pour voir
Donne-nous tes oreilles pour entendre
Donne-nous tes mains pour guérir
Car, avec toi, tout est possible…

                                                                                                Jean-Marie BOSSARD





Questions:
               
                * Est-ce-que je me laisse facilement toucher  par  ce  que je vois, j'entends, je lis ?               
                « L'aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus ».

                * Ai-je un manteau, une carapace, des protections ?
À partir de « l'aveugle-mendiant Bartimée »
                        compte-rendu du travail en carrefours


                1 -  Est-ce-que je me laisse facilement toucher  par  ce  que je vois, j'entends, je lis ?
                * OUI
                * Personne ne dit « bonjour » ou répond à un « bonjour »
                * La maladie ou le handicap font peur, on ne sait pas quoi dire, on a peur d'être maladroit, de dire des bêtises, on est mal à l'aise
                * On fait l'autruche sur ce qui dérange, les laissés-pour-compte, les inégalités qui augmentent partout
                * Les SDF sont souvent invisibles aux yeux de tous, à force d'être transparents, ils n'ont plus d'existence
                * Il y a des personnes qui ont un travail, une place dans la société mais qui passent inaperçus auprès de leur entourage parce-que personne ne leur parle, personne ne s'inquiète de ce qu'ils vivent ; eux aussi sont invisibles
                * À force d'entendre parler des migrants, on est moins touchés et ça devient un sujet banal
                * Il y a beaucoup de SDF chez nous, on s'aperçoit qu'ils ont moins de droits que les migrants et pourtant, ils sont de notre pays et c'est notre société qui les a mis dans la rue
                * On est davantage touché par tout ce qui se vit autour de nous
                * On n'est plus du tout touchés par ce que nous recevons au courrier
                * Quand on perçoit de situations difficiles, on ne sait pas quoi faire mais parfois par des actes simples, on peut beaucoup, par l'écoute et l'accueil
                * On peut être agréablement touchés par de belles choses, par de belles attitudes qui nous comblent
                * On voit mais sans réagir, sans s'engager, sans rien changer (les autres vont faire)
                * On se laisse toucher mais ose-t-on le dire ?
                * Incompréhension, injustice, les bombes ne tombent jamais sur les beaux palais mais toujours sur la population la plus démunie
                * Autrefois, les valeurs premières étaient acquises très tôt, maintenant beaucoup plus tard
                * Beaucoup de textes de la Parole de Dieu sont touchants, profonds et nous ramènent à notre vie
               
                2 - « L'aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus ».  Ai-je un manteau, une carapace, des protections ?
                * On se pose trop de questions avant de donner, avant de tendre la main
                * Regarde-t-on assez les autres, assez vers les autres
                * On sait écouter mais entend-on ?
                * On a des manteaux, pour ne pas montrer ce qu'on pense, ce qu'on fait, on a peur du qu'en-dira-t-on
                * Dans certaines conditions, dans certains cas, on se protège, on met une carapace pour ne pas être trop atteint, pour limiter notre propre souffrance, notre propre risque
                * Il faut savoir faire la part des choses car un peu de naïveté peut fausser la réalité
                * On garde la distance nécessaire, vitale, pour être efficace (on ne peut pas prendre sur nous toute la souffrance des gens lors des funérailles sinon on ne fait pas bien notre devoir)
                * On a le droit et le besoin de se préserver pour avancer
                * On a le sentiment que notre religion nous protège par ce qu'elle nous enseigne et nous apporte
                * On se dépouille de tout, même de son manteau, donc on change son cœur (si on voit avec les yeux du cœur, on voit mieux)
                * La foi, c'est plus que soi-même
                * Toutes les personnes qui sont là ce soir n'ont pas de carapace (elles ont bravé le froid, pourquoi ? Pour quoi ? Pour qui ?). Elles ont, à la limite, le manteau de St-Martin (c'est-à-dire un ½ manteau)

3ème SOIRÉE  : 6 MARS 2018  ( SE LIER )

                      Pressons les préjugés
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Compte-rendu du travail en carrefours

              Décrire la pomme et la nommer

1er groupe :

                * Jaune, très régulière, très simple, lisse, un peu talée, lourde, bon calibre, appétissante, pas fripée, fraîche, elle a une queue. On ne voit que la peau, l'intérieur est caché.
Ce n'est pas une pomme de discorde, elle donne envie.
                On l'appelle : TENTATION


2ème groupe :

                * Elle est belle mais on n'est pas surs qu'elle soit « BIO », elle est parfumée, jolie, luisante, bicolore (jaune et rouge), régulière.
C'est un fruit banal, il y en a dans toutes les maisons (riches ou pauvres)
Pendant le Carême, pour le repas du soir : 1 assiette de soupe et une pomme.
                On l'appelle : POMME D'HAPPY


3ème groupe :

                * Ça nous fait penser à l'arbre de la connaissance du bien et du mal, au Paradis, au Jardin d'Eden.
Le 1er péché d'Adam et Ève, la tentation, le Péché Originel.
C'est de la nourriture.
                On l'appelle :  LA POMME D'ADAM

Compte - rendu du 2ème temps en carrefours

    Est-ce-que je me suis retrouvé(e) dans la situation du citron au milieu des pommes, ou est-ce-que  j'ai rencontré quelqu'un dans la situation du citron ? 
               
                * Depuis qu'elle est veuve, elle se sent mal accueillie par les autres, elle doit aller vers eux ; est-ce du ressenti ? Ou est-ce que les gens sont mal à l'aise vis-à vis de sa solitude ?
                * Quelqu'un qui arrive dans un nouveau village, s'il ne vient pas se présenter, on va le voir
                * La démarche d'intégration dans un groupe, une association… peut être difficile et longue
                * On se sent « citron » dans la société laïque quand on est chrétien, on n'a pas le droit d'en parler
                * Lors d'un pèlerinage en Inde, seule européenne au milieu d'étrangers, je me suis sentie « citron » mais bien accueillie et à l'aise.
                * Quand je travaillais à l'étranger, j'étais « citron », ce n'étaient pas des codes que je connaissais, la vie très différente et de très mauvais préjugés sur les français ; le seul endroit où je ne ressentais pas ces différences, c'était à l'église.
                * Quand on est « citron », il ne faut pas rejoindre les autres citrons mais essayer de s'intégrer au milieu des pommes.
                * Il y a des fois des citrons récalcitrants qui ne veulent pas d'aide
                * De nouveaux arrivants dans les villages ruraux veulent la tranquillité et deviennent des citrons intolérants  (ils ne veulent pas de coq, de cloches, d'odeur de fumier…)
                * Étant  « citron », on ne deviendra jamais « pomme » mais on peut devenir ami de la pomme.


                Ai-je trouvé des mains tendues pour accueillir et surmonter cette différence ?

                * Quel accueil faisons-nous au « citron » ? Étranger, SDF, handicapé, pauvre, à l'écart, seul, personne âgée, malade, un jeune mal dans sa peau, différent, non chrétien, quelqu'un qui n'a pas les mêmes idées ou la même vie que moi … ?
                * Main tendue, écoute, réconfort, bonjour, regard (pas de pitié)
                * Dans une mauvaise position, on peut essayer de retourner la situation pour se sentir plus à l'aise
                * Quelle que soit la situation, en 1er on juge et suivant ce qu'on voit (des faits, des gestes, des actions…) on sort de ses préjugés et on change sa façon de penser
                * Il faut aider les autres à faire valoir leurs droits ou les aider à défendre leurs droits
                * On ne sait pas toujours comment agir, se positionner, il faut du temps pour s'apprivoiser

                * Le citron est acide, agressif, (le péché), c'est plein de vitamines et peut être un remède
                * Le citron permet à la pomme de ne pas noircir.

L' Amitié

Avoir un ami est un grand privilège
C'est quelqu'un qui vous aime avec tous vos défauts
Qui selon les moments, conseille ou bien protège
Et dont la charité ne fait jamais défaut.

C'est quelqu'un qui vous croit quand tout le monde doute
Qui comprend sans un mot vos peines et vos soucis
Qui pour accompagner, change un moment de route
Sans faire un reproche ou attendre un merci.

C'est quelqu'un dont on ressent douloureusement l'absence
Parce qu'il sait par un geste banal
Par un simple regard, donné à sa présence
Une valeur immense, un charme sans égal.

Un ami, c'est un don, un bonheur suprême
Que l'on peut choisir, mais qu'il faut conserver
C'est la douceur, c'est la chaleur,
C'est la puissance d'un cœur qui sait donner,
Recevoir, partager.


Jacqueline D.,
Une femme en prison

               

Compte- rendu du temps personnel



                Dans ce poème, quel est le mot  ou la phrase  qui me paraît être le plus important ?  Et pourquoi ?

« qui, selon les moments conseille ou protège »


                * parce-que l'on est accompagné, conseillé dans sa vie lorsque l'on a un doute, un problème
« avoir un ami est un grand privilège, c'est quelqu'un qui vous aime avec tous vos défauts »
                * c'est la chaleur
                * l'amitié accepte la différence et en fait une richesse. L'amitié écoute, comprend et accompagne
                * les défauts sont là pour mieux faire apparaître les qualités. On n'a jamais fini de découvrir ou de connaître un ami               
                * On se lie à quelqu'un surtout pour ses qualités et on ne juge pas ses défauts
                * Les défauts ne doivent pas être un frein à l'amitié
« qui comprend sans un mot les peines et les soucis, sans faire un reproche ou attendre un merci »
                * même amitié quand j'implore le Seigneur
                * On sait qu'il est là à tout moment
                * On n'est pas obligé de s'expliquer, tout est bien compris surtout ce qui est difficile à dire ou à exprimer
                * mon amie a une place primordiale dans la vie, c'est plus facile de parler avec elle qu'avec ma famille
                * cela représente ce qu'il y a d'absolu et d'inconditionnel dans l'amitié vraie
                * Cet ami a toujours confiance en vous et on peut lui faire confiance
                * J'écoute ces conseils et cela me réconforte
                * Parce qu'on peut se confier à lui
« c'est un don, un bonheur suprême »
                * un cœur qui sait donner sans compter
                * Il m'aide à m'élever et me permet d'avoir confiance dans l'humanité
« amitié »
= forme de charité
« un cœur qui sait donner, recevoir, partager »
                * dans l'amitié, il y a une notion de « choix », démarche volontaire et libre
                * Un ami vous aime sans chercher un retour
Recevoir => fait toujours plaisir
Partager => avec celui qui a besoin aussi
« et dont la charité ne fait jamais défaut »
                * la vraie charité est gratuite
« c'est quelqu'un dont on ressent douloureusement l'absence »
                * sa présence est rassurante et lorsqu'il n'est pas là, il manque quelque chose d'important
 

4ème SOIRÉE : 13 MARS 2018  ( SE DONNER  )

                    un NOUS  à consruire ensemble.

                                                    À partir d'une vidéo : « le choix de l'inégalité ».


                                                                Éclairage de François DUBET, sociologue

                                                                                            2 questions :

                                                        Comment, à travers mes choix, je produis des inégalités ?               


                                            À partir des 2 machines à intégrer de François DUBET : le travail et l'école.


Compte-rendu du temps en carrefours
                                _Comment, à travers mes choix, je produis des inégalités ?
               
  • Je choisis le mieux pour mes enfants : études, sports, loisirs, autres…               
  • J'achète le moins cher : nourriture, vêtements, autres…
                * Certains, lorsqu'ils arrivent dans une nouvelle ville, choisissent leur quartier (voire leur rue), l'école « super » pour leur enfant, ça crée un déséquilibre.
                * Les habitants des HLM sont souvent « mal vus » et ont mauvaise réputation (sans avoir rien fait)
                * Sans s'en rendre compte, on crée des inégalités ; il y a beaucoup de décalage entre les enfants, surtout quand certains ne parlent pas français (un enseignant a trop d'élèves et ne peut pas toujours s'occuper de certains en particulier)
                * Selon sa pauvreté (matérielle, culturelle…), on ne choisit pas toujours ses achats (distribution par les restos, par manque de savoir cuisiner, trop peu d'argent après avoir payé le loyer…), à la campagne, on peut se débrouiller mieux (jardin, conserves…)
                * Des produits importés sont des fois moins chers que ceux produits chez nous, en les achetant on crée l'inégalité autour de nous.
                * Lorsqu'on achète local, directement au producteur, on ne paye pas forcément plus cher (qu'en grande surface) et le producteur peut demander un « vrai » prix vu qu'il n'y a pas d'intermédiaire.
                * En achetant les vêtements les moins chers, on fait peut-être travailler des enfants ou on ne permet pas à ceux qui fabriquent ces habits de vivre dignement.
                * De plus en plus, les jeunes générations achètent d'occasion et gaspillent moins, les objets ont une durée de vie plus longue.
                * En achetant des marques, on crée des inégalités visuelles
                * On ne s'aperçoit pas toujours des mauvaises valeurs qui s'installent chez l'enfant mais à l'adolescence, les valeurs et les différences ressortent très fortement et expriment souvent les souffrances de toute une famille (alors qu'on n'a rien vu venir)
                * Chacun est maître de ses choix en toute conscience.

                À partir des 2 machines à intégrer de François DUBET : le travail et l'école.

               
  • Suis-je d'accord avec lui et pour moi y a-t-il d'autres lieux d'intégration ?

                * L'immigration est une souffrance, l'intégration est plus ou moins difficile suivant les personnes, leurs origines et les gens qui les accueillent. Certains n'acceptent pas de vivre avec les valeurs et les coutumes du pays « accueillant ».
                * L'école et le travail sont 2 machines à intégrer car ils sont obligatoires (les personnes au chômage sont souvent exclus même celles de notre nation).
                * Pas d'équilibre entre l'offre et la demande (10 chômeurs pour une proposition d'emploi)
                * Dans certaines grandes écoles, on prend des jeunes de milieux défavorisés mais ils n'ont pas les moyens financiers pour se payer des cours particuliers, donc il faut qu'ils soient meilleurs que les autres ou qu'ils travaillent davantage
                * Certaines méthodes d'enseignement peuvent engendrer des inégalités :
  • autrefois, les instituteurs mettaient un point d'honneur à ce que tous les enfants passent en classe supérieure à la fin de l'année, tout le monde devait réussir
  • le fait de donner, en primaire, des devoirs le soir forme des inégalités (dans certaines familles, il n'y a pas possibilité d'écrire ou de lire)
                * Le monde associatif (sports, culture, entraide…) est le lieu qui permet le plus d'intégration car aussi très varié.
                * L'Église si la religion est la même
                * Les immigrés de maintenant ne sont plus de langue latine (comme les espagnols, italiens…), l'intégration est plus difficile car la culture de base et les codes ne sont pas les mêmes que les nôtres (donc ce qu'on ne connaît pas fait peur)
__**
   
                      LES RISQUES

      Être c'est risquer d'être pris pour un bouffon
  Pleurer c'est risquer d'être pris pour un sentimental.
Aller vers l'autre, c'est risquer des engagements inconnus.
            Révéler vos sentiments profonds
      C'est risquer de vous exposer tel que vous êtes.

Exposer vos idées et vos rêves devant la foule
                  C'est risquer de les perdre.
Aimer c'est risquer de ne pas être aimé en retour.
                  Vivre c'est risquer de mourir.
                Espérer c'est risquer le désespoir.
                    Essayer c'est risquer l'échec.

                    Mais il faut courir des risques,
                Car le plus grand danger dans la vie
                      C'est de ne rien risquer.

          Qui ne risque rien, ne fait rien, n'a rien, n'est rien.
C'est ainsi qu'on pourrait éviter des souffrances et la tristesse
          Mais c'est ainsi que l'on ne peut plus ni apprendre,
        Ni ressentir, ni changer, ni grandir, ni aimer, ni vivre.

    C'est ainsi que l'on devient enchaîné par ses propres attitudes
  Et donc esclave, ayant méprisé et abandonné sa propre liberté.
          Seule la personne qui ose risquer est vraiment libre.


Auteur anonyme,
                Traduit de l'anglais
Par David W. BUTLER


                

          Compte-rendu du temps personnel

                Après la lecture de ce poème et  ce que j'ai vu et entendu ce soir, quelle action concrète pourrait être menée dans la paroisse (ou l'ensemble pastoral) pour  améliorer l'égalité et la solidarité ?

                * Rencontre inter-religions et non croyants
                * Essayer d'expliquer à nos jeunes que le « paraître » n'est pas le plus important et que parler de la religion et partager n'est pas handicapant.
                * Accueillir les nouveaux venus, de façon personnelle ou en relais ou en paroisse (apéritif…), pour connaître leurs besoins et leurs désirs.
                * Faire des « dimanches autrement », comme nous faisions avant, pour essayer de rassembler plus d'enfants et de jeunes.
                * Je n'ai pas d'idée précise mais je participerais volontiers à des actions proposées.
                * Accueil de ceux qui ont du mal avec notre langue car la difficulté du langage isole.
                * Propositions d'activités extrascolaires gratuites pour les jeunes pour créer ou recréer du lien social.
                * Développer des groupes de solidarité mais pas qu'avec des personnes d'Église.
                * L'an dernier, « Les Pépites » sont tombées à l'eau, mais on pourrait constituer une cagnotte commune à l'ensemble pastoral. Elle serait alimentée par des versements réguliers par des personnes qui s'engagent pour un temps, pour un montant ; chaque année, il y aurait une redistribution locale ou internationale (décidée par les cotisants).
                * Aider les familles en difficulté matérielle.
                * Aller vers les familles qui ne catéchisent pas leurs enfants.
                * Solidarité : distribution personnelle d'une (ou des) enveloppe(s) de solidarité.
                * Participer activement à ce qui se fait déjà.
                * Entraide entre relais au lieu de se critiquer.
                * Créer plus de solidarité entre relais pour plus d'égalité dans notre paroisse, faire davantage paroisse.
                * Redonner une autre dimension au dimanche avec les chrétiens pratiquants mais aussi avec les autres.
                * Reinculquer les fondamentaux de notre religion.
               
  

5ème SOIRÉE : 20 MARS 2018  ( S'ÉLEVER )

    S'élever,élever l'être humain dans sa dignité et ensemble s'élever
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La parabole du tisserand



                            La communauté est comme un tissu qui s'élabore,         
                                Un tissu dont je ne sais pas ce qu'il sera,
                                Mais qui, autour de nous, peu à peu se tisse,
                                                      Sans modèle, ni dessin savant.
                        Dans ce tissu, je peux être un fil, un trait de couleur.
                          Bleu profond ? Rouge éclatant, ou bien le fil de lin gris ?
                              Cette troisième couleur, au dire des tisserands,
                          Est la plus importante : le gris neutre de tous les jours,
                    Celui qui fait chanter le bleu profond et le rouge éclatant,
                                          Celui qui est porteur d'harmonie.
                      N'avoir que ma propre couleur et de cela me réjouir,
                          Pour qu'elle apporte la joie et non la rivalité,
                              Comme si moi, bleu, j'étais l'ennemi du vert,
                                    Comme si j'étais, moi, ton adversaire !
                      Et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas entrer avec nous
                        Dans l'ouvrage ? Irai-je, les précédant, leur faire place,
              Pour qu'ils viennent librement de leurs propres couleurs
                            Se mêler au dessin ? Il y a une place pour tous.
                                Et chaque fil vient apporter une continuité :
                        Non seulement ceux qui sont à l'origine du travail
                      Ont été tendus d'un support à l'autre, mais chaque fil.
                              Un fil vient à rompre : aussitôt le travail arrête,
                                Et les mains patientes de tous les tisserands
              S'appliquent à le renouer. Chaque fil, même le plus lumineux,
            Peut disparaître, tissé sous les autres. Il est cependant là, non      loin,
          Même si notre œil ne le perçoit plus. Maintenant, c'est au tour du mien
            D'être lancé à travers la chaîne. Quand son trait aura cessé d'être visible,
                                              Alors toute l'harmonie apparaîtra,
            Harmonie de ma nuance mêlée à toutes les autres qui l'accompagnent,
              Jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Je ne sais ce qu'il adviendra de ce tissu.
                                                                Le saurai-je jamais ?                               


                                                                                                                                                                                                                                                              Un tisserand de Finlande

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TEMPS EN CARREFOURS



À partir des actions retenues la semaine dernière, quel projet fédérateur  pourrait être mis en place sur la paroisse, en tenant compte des compétences de chacun, pour permettre aux plus fragiles de se lever et ensemble de nous élever

1er carrefour

                * 1 fois par trimestre faire une « messe autrement ». Au-delà de la messe, faire un dimanche autrement.
                               
  • pique-nique intergénérationnel, moment convivial, échange, partage.                               
  • diverses activités pour les jeunes (catéchisés ou pas)                               
  • inviter des personnes autour de chez nous, croyants ou non croyants.

                * Il faudrait aussi essayer de faire mieux ce que l'on fait déjà.


2ème carrefour

                * Accueillir les nouveaux venus dans chaque relais ainsi que les parents d'enfants catéchisés et de nouveaux baptisés, tous ceux qui, de près ou de loin, ont fait appel à l'Église, en début d'année ou avant Noël.

                * Donner des cours de français à toute cette population portugaise qui en ressent le besoin. Quelque chose existe mais il faudrait en améliorer le fonctionnement.

3ème carrefour

                * Aller vers les familles qui ne font pas catéchiser leurs enfants. Améliorer le contact avec ces familles, essayer de créer du lien ; entre le baptême et la 1ère année de catéchèse, rien ne se fait. Faire de la « pub » pour la catéchèse, pas en mettant des prospectus dans les boîtes aux lettres mais en allant voir les gens et en discutant avec eux. Ce serait bien que pour les relais principaux, 1 responsable de quartier soit connu (visible) et que pour les relais plus petits 1 ou 2 personnes prennent cette responsabilité.
        * Le dialogue interreligieux est une idée à creuser. Nous ne connaissons pas assez bien les autres religions et souvent le dialogue ne se fait pas à cause de cette méconnaissance.
                * Le dialogue interreligieux est une idée à creuser. Nous ne connaissons pas assez bien les autres religions et souvent le dialogue ne se fait pas à cause de cette méconnaissance.
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  La vie, c'est comme un tricot . . . .

                                      La vie, c'est comme un tricot...
                                  Dieu te donne la laine et les aiguilles,
                                                    Et Il te dit :
                              «Tricote de ton mieux, une maille à la fois ».

                        Une maille, c'est une journée sur l'aiguille du temps.
                                      Tu montes 30 ou 31 mailles...
          Après 12 rangs de tricot, tu as 365 mailles, en dix ans, 3650 mailles.

                                  Quelques-unes sont montées à l'endroit,
                                              D'autres à l'envers.
                                  Il y a aussi des mailles échappées.
                                      Mais tu peux les reprendre.
                          Tu as peut-être déjà plus de 15 000 mailles
                                        Et plus de 5000 rangs tricotés.

                                                Mais Dieu seul sait
                              Quelle sera la longueur de l'écharpe de ta vie.

                          La laine que Dieu te donne pour tricoter ta vie
                                          Est de toutes les couleurs.
                                          ROSE... comme tes joies,
                                          NOIRE... comme tes peines,
                                          GRISE… comme tes doutes,
                                        VERTE... comme tes espérances,
                              ROUGE... comme tes amours et tes amitiés,
                                      BLEUE... comme tes désirs,
                      BLANCHE… comme le don total au Dieu que tu aimes.

                    Père, donne-moi le courage de terminer mon tricot,
                      Afin qu'un jour, devant mes frères et mes sœurs,
                                  Je te l'offre avec toute ma joie.
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